Comment écrire pour le web à l’heure de Google BERT ?  

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Le 4 février 2020, Nicolas Nguyen, expert SEO et fondateur de Semji, a présenté le premier webinar de l’année 2020 où il a parlé de la dernière mise-à-jour Google, ainsi que de son impact sur la rédaction de contenu. Nous avons choisi de le retranscrire afin que vous puissiez découvrir (ou redécouvrir) comment écrire pour le SEO à l’heure de Google BERT :

Qu’est-ce que BERT ? 

Le 9 décembre, Google annonce lancer BERT en français soit quelques semaines après l’annonce en anglais. Que se cache-t-il derrière le nom BERT ? L’acronyme “Bidirectional Encoder Representations from Transformers”. C’est un nom de modèle de langage dans la communauté de Traitement  Automatique des langues. 

Si on devait retenir plusieurs points clés autour de BERT :

Le premier est que c’est un modèle de langage donc un modèle de TAL (voir définition plus bas) créé par Google lui-même. Ce modèle est en Open Source, utilisé depuis 2018 soit 1 an avant que cela devienne une update. Google a annoncé cette update, comme la plus grande update en 5 ans, notamment depuis Rank Brain. Google a également annoncé que BERT impacterait 10% des requêtes. Pour avoir aujourd’hui creusé ces impacts, ils touchent davantage les mots-clés de type longue-traîne. 

Le point à retenir : Google BERT est à la fois un modèle de langage, et une mise-à-jour de Google.

D’un point de vue purement modèle de langage, BERT a défrayé la chronique au sein de la communauté des experts en traitement automatique des langues. Pourquoi ? Parce qu’il a fait de meilleurs scores que tous les autres algorithmes connus. 

Aujourd’hui, BERT va : 

  • mieux comprendre les contenus rédigés
  • savoir répondre à des questions
  • être meilleur en analyse de sentiments 
  • réussir également à détecter si deux phrases ont le même sens ou un sens proche.
  • être capable d’évaluer la suite logique de phrase. ( Par exemple: “je dis une première phrase, j’en écris une deuxième, mais est-ce que la deuxième phrase est vraiment logique avec la première.”) 
  • générer du contenu  

Ce qui est important à prendre en compte aujourd’hui, c’est que BERT s’inscrit dans une longue lignée d’évolution de modèle de langage. En effet, en 2013, Google avait  déjà créé WORD2VEC. Depuis ces dernières années, on peut constater qu’il y a eu de nombreuses évolutions et a priori cela ne va pas s’arrêter. 

Pourquoi toutes ces évolutions autour des modèles de langage ? Les grandes entreprises comme Google, Microsoft, Facebook, Apple, etc, font la course aux algorithmes et aux modèles de langage avec un seul enjeu : celui de comprendre les contenus comme des humains. 

L’autre partie qui va nous concerner beaucoup plus : la partie mise-à-jour de Google. Ce qui est important, c’est que BERT est une mise-à-jour supplémentaire parmi la longue série de mises-à-jour de Google autour du contenu, toujours avec l’enjeu de mettre en avant des contenus pertinents par rapport à une requête de l’internaute : cela reste le mantra et la proposition de valeur numéro 1 de Google. On a tout intérêt à améliorer cette compréhension des contenus pour mettre en avant des contenus pertinents. 

Lors de sa communication Google, nous a montré plusieurs exemples qui sont assez intéressants. Dans cet exemple, des internautes ont tapé une requête de type : “voyageur brésilien 2019 pour aller aux USA chercher un visa” et on peut voir l’avant / après. Avant Google ressortait un contenu, non pas pour les voyageurs brésiliens mais plutôt pour les américains, ce qui n’était pas pertinent. Alors qu’aujourd’hui, Google va mettre en avant, un contenu de l’ambassade des US au Brésil.

Autre exemple avec le mot clé : “Est-ce que je peux chercher des médicaments en pharmacie pour quelqu’un d’autre?”. Avant, on pouvait trouver un contenu pour remplir l’ordonnance, et aujourd’hui on a un contenu qui répond spécifiquement à la question. On peut voir que dans ces 2 exemples, on est sur des mots-clés de longue traîne et notamment un mot-clé de type question. 

Un point intéressant à noter : quand Google a annoncé le lancement de BERT,  ils ont répété un chiffre, qu’on connaît depuis plusieurs années maintenant : Google enregistre des milliards de requêtes chaque jour, et 15% de ces requêtes sont des mots-clés qui n’ont jamais été enregistrés dans la base de données. C’est donc pour ça qu’on a besoin d’algorithmes qui permettent de mettre en avant des contenus plus pertinents alors qu’on ne connaît même pas la requête. 

Autre point, Google nous dit que grâce à BERT, on réussi à avoir des contenus plus pertinents pour les requêtes de longue traîne diverses et variées. Google espère que les utilisateurs vont s’habituer petit à petit à taper de plus en plus de longue traîne ( ça peut être tapé sur le clavier mais aussi recherché vocalement). 

D’ailleurs, d’un point de vue SEO, on a tendance à penser aux mots-clés principaux, aux  requêtes génériques, cependant c’est un sujet important à challenger. En effet, aujourd’hui, selon cette étude Ahrefs, 92% des mots-clés sont des mots-clés longue traîne et non pas des mots-clés génériques de premier niveau. 

Globalement, que peut-on imaginer comme impact côté utilisateur ? La longue traîne grâce à ces mises-à-jour et la mise-à-jour BERT, va devenir plus pertinente : donc l’utilisateur va rechercher de plus en plus de requêtes de longue traîne. 

Pour les annonceurs, qui pratiquent le SEO, qu’est-ce que cela veut dire ? D’un point de vue stratégie de contenu et d’un point de vue SEO, si on anticipe, on peut imaginer 2 enjeux importants :  le premier, c’est qu’on a tout intérêt à quantifier au maximum les requêtes et les questions de notre audience puisque on a cette chance d’avoir accès à des mots-clés et à des volumes de recherche, qui nous permettent de mieux connaître notre marché et notre audience. L’autre point, quand on fait du content marketing et du SEO, c’est qu’il faut être présent en tant que marque à toutes les étapes du parcours client. Grâce à l’identification des requêtes et des questions de notre audience, il est d’autant plus pertinent d’être visible et de leur apporter une réponse, ce qui est possible grâce à une stratégie de contenu. 

Quand vous rédigez des contenus il y a un point qui est très important c’est la courbe de trafic, qui est l’un des KPI clé à la création. 

Lorsque du contenu est publié, la courbe de trafic à éviter est celle où on a une hausse au début qui est liée aux réseaux sociaux et aux Newsletters et puis après il n’y a plus rien et donc votre contenu est assez peu lu parce qu’on a pas de trafic SEO. 

C’est un cas qui arrive très souvent, 9 fois sur 10, puisqu’aujourd’hui seulement 9% des contenus génèrent du trafic SEO. C’est un chiffre issu d’une étude Ahref. Donc autant viser la bonne méthode pour être dans ces 9%. 

Ce qui va porter le trafic à la longue à 80/90%, ce ne sont pas les réseaux sociaux ou la newsletter mais le trafic SEO. C’est ainsi qu’on devient rentable. 

 

Comment rédiger un contenu optimisé pour le SEO ?

La méthode est déclinée en 9 étapes où on va devoir : 

  • Choisir le bon mot-clé
  • Définir l’angle
  • Définir le titre
  • Définir la longueur du contenu
  • Avoir un plan efficace
  • Rédiger un contenu percutant. 
  • Relire et bonifier le contenu 
  • Mailler les autres contenus vers le contenu qu’on est en train de créer 
  • Mettre à jour régulièrement le contenu

Première étape : choisir un mot clé avec du potentiel

Lors de la mise en place de votre calendrier éditorial, il est important de toujours définir, pour chaque sujet, un mot-clé et se baser également sur le volume de recherche en face. Ce volume de recherche va vous permettre de valider et de quantifier votre audience sur votre marché qui est intéressée par le sujet. Grâce à certains outils, tels qu’Ahref, vous pouvez faire une analyse plus poussée des différents contenus déjà positionnés sur le mot-clé, ainsi que du trafic qu’ils captent chaque mois. 

 

Deuxième étape : définir le bon angle.

Cela signifie que nous allons, pour chaque mot-clé, toujours regarder le top 3 et le sujet des contenus qui se positionnent déjà. 

Exemple sur la requête autour de l’huile de coco : on peut voir que Google va privilégier des contenus qui m’aide à comprendre les usages autour de l’huile de coco et ses bienfaits. D’ailleurs, on remarquera que le troisième résultat est un mix de contenu informationnel et de contenu transactionnel puisque c’est une fiche conseil avec la proposition d’un achat de produits.

Une fois l’angle principal du contenu défini, on peut passer à l’étape suivante.

 

Troisième étape : trouver un titre accrocheur. 

Qu’est-ce qu’un titre accrocheur ? Si je tape “huile de coco” dans Google, je vais voir des contenus comme: “12 usages magiques insoupçonnés”, “Huile de coco: comment en faire bon usage?”, “Pourquoi l’huile de coco est un produit miracle?”… Ce sont des exemples positifs d’accroches. Donc pensez à soigner le titre. Pensez également à soigner la méta description.

Quels sont les titres qui vont générer le plus d’intérêt et d’engagement ? Une étude menée par SEMRush nous montre que les titres de type “liste” sont ceux qui “performent” le mieux. Par exemple: “10 conseils pour bien utiliser l’huile de coco”. Par la suite, on peut retrouver des contenus de type “guide”, comme: “Tout savoir sur l’huile de coco”, mais aussi les titres de type “comment”, tel que : “Comment bien utiliser l’huile de coco ?”.

 

Quatrième étape : définir la longueur du contenu

Pour définir sa longueur, voici notre méthode : je tape le mot-clé, je regarde la longueur des trois premiers contenus et j’écris plus.

Par exemple, si le deuxième résultat de recherche Google fait 1250 mots, je vais faire un contenu qui fait au moins 1300 mots. C’est un raccourci quantitatif, pour dire que je vais faire un contenu qui traite de la thématique plus en profondeur que mes concurrents. Bien entendu, ce n’est pas de la longueur juste pour de la longueur. 

C’est un critère qui peut interpeller. Souvent nous avons cette réflexion : “Les internautes veulent avoir la réponse à leurs questions très rapidement.” Ce qui est vrai. En revanche, quand les internautes vont se renseigner sur l’huile de coco, ils vont rechercher plusieurs informations, et non pas une seule. Ils ont plusieurs intentions de recherche. A choisir entre un scénario où ils vont rechercher plusieurs mots-clés, où ils vont faire plusieurs clics,  et un scénario où ils vont cliquer sur un résultat et scroller, et bien ils vont préférer scroller. 

Par exemple, pour le même niveau d’information, entre “je scroll 4 écrans”,  et “j’accède à 4 écrans via du clic”, c’est 4 fois plus rapide grâce à du scroll.

Les contenus longs fonctionnent mieux à tous les niveaux, pas que d’un point de vue SEO. Selon une étude de SEMRush, un contenu de 3 000 mots va faire 3 fois plus de trafic multicanal, qu’un contenu de 1 000 mots. Ceci est le premier point abordé. 

Deuxième point, il va acquérir 3,5 fois plus de liens, et 4 fois plus de partage sur les réseaux sociaux.

On peut donc observer qu’un contenu long va aider d’un point de vue SEO, mais va aussi aider de manière générale à améliorer l’engagement. 

“D’ailleurs, petite astuce qui est un indispensable à mon sens; quand vous allez rédiger des contenus longs, pensez toujours à mettre en place un sommaire. On le voit aujourd’hui dans les résultats qui ont tendance à mieux se positionner, très souvent, les sommaires sont présents.”  

Pourquoi mettre en place un sommaire? Tout d’abord, ça va permettre à votre audience de visualiser très rapidement quelles sont les différentes idées traitées, et ils vont pouvoir cliquer dessus pour accéder directement aux différents sujets qui les intéressent. D’un aspect purement SEO, le sommaire va déclencher des sites links dans la SERP, c’est donc un gain de CTR. 

 

Cinquième étape : définir le plan du contenu

Il est important d’avoir en tête que, lors de la création d’un contenu, le but est de faire un meilleur que les contenus concurrents, c’est pourquoi le plan est important. 

On peut prendre la métaphore suivante : si les concurrents font des immeubles, mon objectif est de faire un gratte-ciel de 60 étages pour dépasser, en qualité, les contenus concurrents et que mon contenu devienne la référence pour viser la première position dans Google. 

Pour construire un gratte-ciel de 60 étages, on a intérêt en amont à faire un plan. C’est pareil pour le contenu ! 

L’autre point important, c’est que derrière un mot-clé se cache souvent plusieurs intentions. Le mot-clé “huile de coco” est recherché 50 000 fois par mois. Derrière ces 50 000 recherches, il y a des utilisateurs qui se posent une ou plusieurs questions différentes, comme : “pourquoi utiliser l’huile de coco?”, “comment bien l’utiliser?” ou “est-ce bon pour la santé?”, … Les utilisateurs vont se poser une ou plusieurs questions auxquelles il va falloir répondre dans notre contenu.

La première technique est celle des 5W. Les 5W sont les adverbes interrogatifs en anglais: “What”, “Why”, “Who” … On peut rajouter le “How ?” qui est le plus important. On va se poser à chaque fois, en partant de notre feuille blanche, ces 6 questions : le pourquoi, le qui, le où, le quand, le comment, … Cela va nous permettre d’identifier les idées à traiter lors de la création de notre plan. 

Par exemple: “qu’est-ce que l’huile de coco?”, “pourquoi l’utiliser?”, “où est-ce qu’on peut trouver de l’huile de coco?”, … C’est une première approche qui a le mérite d’être simple et efficace.

L’autre approche, qui est très importante, c’est de quantifier les attentes des internautes. On a de plus en plus de mots-clés, on a de plus en plus de requêtes des internautes, depuis peu on a des questions des internautes, et maintenant, il y a BERT qui va faire exploser la longue traîne. On a intérêt à analyser cette data pour comprendre notre audience, nos personas, comprendre leurs freins, pour ainsi produire un contenu qui va se démarquer et qui va mieux adresser leurs besoins.

Ca passe par l’analyse de mots-clés, puisqu’il y en a une grande quantité. 

Par exemple sur “l’huile de coco”, il y a plus de 13 000 mots-clés, c’est une étape qui devient vite chronophage. Cependant, c’est cette étape qui nous permet d’identifier que certaines thématiques sont importantes pour notre contenu. On peut voir :  “l’huile de coco cheveux” est recherchée 10 000 fois, donc j’ai intérêt à traiter de cette thématique dans mon contenu: “Bio”, “visage”, “alimentaire”, “peau”, “bien fait”, “vierge”, … Tout ça ce sont des indicateurs qui peuvent m’aider à identifier des thématiques dans mon contenu à adresser, car c’est intéressant pour mon audience. C’est un point qui est clé. 

Le deuxième point clé est que la recherche vocale et les mots-clés de type questions vont continuer de gagner en volume de recherche. Il est alors dans notre intérêt de rédiger des contenus “questions/réponses”, c’est-à-dire que l’en-tête est une question à laquelle on réponds dans notre paragraphe. 

Autour de “l’huile de coco”, quand on pousse l’analyse, on distingue plus de 700 questions. A partir de ces 700 questions, on peut identifier des questions qui reviennent régulièrement, comme “Où acheter de l’huile de coco?”, “Comment utiliser l’huile de coco?”, “Comment en faire soi-même?”, … 

Troisième étape pour faire le plan de notre fameux gratte-ciel : l’analyse du plan des top 3 concurrents pour pouvoir faire mieux qu’eux. 

Grâce à l’identification des contenus concurrents, d’autres idées, pertinentes pour notre audience, pourront être ajoutées à notre plan.

Une fois qu’on a ces données, il est plus facile de former un plan qui va me permettre de faire le contenu le meilleur du marché sur le sujet. 

 

Sixième étape : rédiger un contenu qui va se démarquer

Le point important autour de la rédaction de contenus, c’est de comprendre comment se comporte un internaute quand il va lire un contenu. 

De manière générale, l’internaute va se concentrer sur la zone en haut à gauche de son écranCela signifie qu’on doit susciter son intérêt dès les premières lignes, avant même la ligne de flottaison, pour lui donner envie de scroller. On va alors essayer de mettre un titre percutant dès le début, une introduction qui éveille sa curiosité et mettre le fameux sommaire visible très rapidement.

Lors de la rédaction, la technique à aborder est celle de la pyramide inversée. Cela consiste à mettre les informations les plus importantes en haut et les informations qui sont plus de l’ordre du détail en bas. 

Il faut bien travailler votre accroche et résumer l’essence même de votre contenu dans cette dernière, pour que l’internaute comprenne le sujet et ainsi qu’il scroll pour aller voir plus en détail justement le contenu. 

L’autre point fondamental est de penser mobile. L’écran est encore plus petit donc on a intérêt à soigner l’accroche pour donner envie à l’utilisateur mobile de scroller vers le bas. 

D’ailleurs, entre penser desktop et penser mobile, je recommande de penser mobile parce qu’aujourd’hui 52 % du trafic sur internet est issu du mobile. Ce n’est pas pour rien que Google a basculé sur du mobile first.”

L’impact de “penser mobile”, il a plusieurs niveaux. Il a un niveau de la lisibilité du contenu. La police doit être assez grande pour être lisible, mais en tant que rédacteur, pensez à rédiger des phrases courtes. Plus il y a des paragraphes courts pour aérer le contenu et plus les lecteurs pourront naviguer facilement dans ce contenu. 

Autre conseil: “on me pose la question: “est-ce que je dois rédiger pour Google où est-ce que je dois rédiger pour l’audience ?” Il y a 5/10 ans je vous aurais dit pour Google, alors qu’aujourd’hui, nous rédigeons pour l’audience parce que Google justement a fait de nombreuses avancées autour de la compréhension du langage. BERT n’est qu’une étape de plus. Pour prendre un exemple concret: Google comprend très bien que la phrase “arrêter une assurance auto” et “résilier une assurance voiture” c’est exactement la même chose. Donc, fini le “keyword stuffing”, fini “les densité de mots-clés”. Le but est de créer un contenu avant tout pour l’audience qui répond à l’audience.

Quelques petits conseils pour conclure sur cette partie rédactionPour améliorer la lisibilité d’un contenu, pensez toujours à mettre du texte en gras. Pensez également aux listes à puces qui permettent pour le lecteur d’avoir un point d’accroche de synthèse. Les listes à puces aident également d’un point de vue SEO, puisque certaines requêtes, dans le moteur de réponse, les privilégient. Enfin, pensez, quand vous rédigez des contenus, à pointer et à faire des liens externes vers des contenus de référence comme des études, des contenus institutionnels, pour mettre en avant ces références afin d’appuyer vos propos. Ca concerne notamment les secteurs YMYL (Your Money, Your Life)”. 

 

Septième étape: relire et bonifier. 

On sait qu’il faut le faire mais on ne le fait pas forcément. Notre objectif étant toujours de se démarquer des concurrents, il est impératif de passer par cette étape. 

Dans votre processus de content, dès lors que vous allez avoir une deuxième personne qui relie et qui bonifie votre contenu, vous allez prendre une longueur d’avance. Vous allez avoir des nouvelles idées pour votre contenu, les tournures de phrases vont être améliorées, la structure du contenu aussi, les coquilles vont être corrigées. C’est un plus pour votre audience, et donc un plus pour le SEO. 

 

Huitième étape : établir un maillage interne.

Une fois que notre contenu est prêt, on va lui envoyer de la puissance en effectuant un maillage interne. Un lien depuis un contenu rédigé prédomine par rapport à un lien dans le header, le menu, ou le footer.

Aujourd’hui dans toutes les content success stories, il y a toujours du maillage interne. Le maillage interne est le fait d’avoir plusieurs URL qui pointent vers votre contenu, ce qui permet de montrer à Google que votre page et votre contenu sont importants. Ça lui transfert aussi du Pagerank, ce qui signifie que cette page est plus à même de faire du trafic SEO.

 

Neuvième étape : mettre à jour le contenu.

Il est préférable d’entretenir les contenus car les internautes s’intéressent davantage à un contenu à jour. Google l’a bien compris, c’est pourquoi ses algorithmes privilégient les contenus récents. De plus, en optimisant vos contenus existant, vous aurez d’énormes gains de trafic SEO à la clé. Pour vous montrer un exemple d’un contenu où le client a ajouté seulement 40% de rédaction de contenus en plus, le trafic s’est multiplié par 3. 

 

Pour conclure, le point important, si on prend du recul sur toutes ces dernières années, c’est que l’intelligence artificielle est devenue un “buzzword” mais aussi une réalité. Si l’on regarde les analyses autour de l’IA, on s’aperçoit que c’est un marché en pleine explosion. Forcément, l’IA et le traitement automatique des langues sont intimement liés. Cela signifie que depuis que BERT a été lancé, en tant modèle de langage fin 2018, il a déjà connu de nombreuses avancées grâce à des algorithmes dérivés. 

De plus, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) investissent énormément sur ce sujet-là. Il n’y a pas que Google. C’est la course à l’armement des modèles de langage. BERT n’est qu’une étape de plus dans les futures mises-à-jour de Google autour de la compréhension du langage. BERT a encore des limites. On peut alors largement anticiper, sans prise de risque, qu’il y aura d’autres mises-à-jour autour des algorithmes de contenu.

Si on veut rédiger des contenus en pensant long-terme et en pensant performance SEO, on retiendra ces points-clés :

Le premier : c’est qu’on a la chance d’avoir de la data pour comprendre l’audience. Il faut utiliser cette data, ces mots-clés, ces volumes de recherche, afin de mieux connaître notre audience et ses besoins pour ensuite produire des contenus “user centric” c’est-à-dire des contenus centrés sur l’utilisateur. 

Dernier point, qui se confirme avec le temps, c’est de toujours créer des contenus de qualité. C’est ce que dit Google. Cela signifie créer des contenus meilleurs que ceux des concurrents qui se positionnent déjà sur les mots-clés qu’on vise.

 

Voici les questions posées par les participants lors de ce webinar :

A propos de la mise-à-jour de contenu, outre l’ajout de contenu, faut-il aussi actualiser la date de publication du contenu ou garder la date de mise en ligne initiale ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Ca c’est un point important! En général, vous allez avoir deux types de contenus: les contenus datés, et les contenus non datés. Si votre contenu est daté, d’ailleurs c’est une préférence des internautes mais faut-il encore que le contenu soit actualisé, la recommandation est de mettre en avant la date de mise-à-jour de votre contenu. Ce que vous pouvez faire : soit vous avez qu’une seule date et vous mettez la dernière date de mise-à-jour, soit vous avez deux dates : celle de la publication initiale et celle de la mise-à-jour à telle date. Ce sont deux bonnes pratiques. Mais, dans tous les cas, si vous mettez à jour un contenu, mettez en avant la date de mise-à-jour dès lors que c’est un contenu daté car l’internaute préfère un contenu à jour.”

Les contenus longs ne sont-ils pas pénalisant sur mobile?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Pénalisant, j’imagine d’un point de vue UX. Peut-être que la question a été posée avant que je traite du sujet sur les différentes pratiques. Globalement, comme on disait, un utilisateur préfère scroller que cliquer comme sur Facebook, Twitter, … C’est aujourd’hui, d’un point de vue UX, la pratique préférée des internautes. Par contre, pour faciliter la navigation, pensez à mettre en place un sommaire au dessus de votre contenu long pour faciliter, à la fois, la compréhension des idées traitées et la navigation de votre internaute. Donc à mon sens, ils ne sont pas du tout pénalisant, bien au contraire.”

N’y a-t-il pas de limite au système de nombre de mots à écrire pour battre les concurrents ?” 

Réponse de Nicolas Nguyen : “Si, bien entendu il y a une limite. La limite c’est que si demain vous faites 10 000 mots en Lorem Ipsum, ça ne fonctionnera pas. Le nombre de mots n’est qu’un critère parmi tant d’autres. C’est un critère quantitatif mais après il y a forcément tous les aspects qualitatif. Ce qui est important, c’est d’appliquer l’ensemble des critères de la méthode que je vous propose. Si vous faites que la partie longueur de contenu, ça ne fonctionnera pas. Le raccourci, c’est de dire: quand je fais un contenu, je me pose la question de “quelles sont toutes les questions de mon audience sur le sujet pour y répondre au maximum?”. C’est ça l’idée.” 

Pour ranker et obtenir du trafic, tu conseilles de publier un contenu qui répond précisément à une requête donnée ou de publier un document plus générique et plus complet ?” 

Réponse de Nicolas Nguyen : “Alors le sujet, c’est par exemple: j’ai un mot clé de longue traîne, comme une question. La question est “est-ce que je fais un contenu pilier où la réponse à cette question c’est 5% de mon contenu pilier, c’est-à-dire que j’ai mon contenu huile de coco et puis la réponse à la question occupe 5% de l’espace, ou est-ce que je fais une page spécifique pour répondre à cette question?”. Dans l’idéal, il faut choisir les deux, car, là on rentre dans des sujets plus tournés cocon sémantique, donc je vous invite à aller voir notre webinar qui est accessible. Le sujet c’est: je fais une page pilier qui donne une vision globale à la personne qui tape “l’huile de coco”, et après si la personne qui tape “huile de coco” veut en savoir plus sur “comment utiliser l’huile de coco pour mes cheveux ?”, il a une réponse courte dans le contenu pilier mais s’il veut aller plus en détail, il a une réponse qui le pointe vers une page enfant qui est plus spécifique.

Donc page pilier, page enfant, d’un côté les mots-clés génériques de premier niveau et de l’autre côté la longue traîne. C’est la meilleure approche à mon sens. L’autre élément de réponse, ça sera que forcément ça dépend de la concurrence en face, puisque sur des mots clés de longue traîne, on tombe souvent sur des pages spécifiques.”

A quelle fréquence est-il recommandé de publier des nouveautés sur un blog ?” 

Réponse de Nicolas Nguyen : “En content marketing, la fréquence est un sujet important, le rythme est important, potentiellement le jour est important. C’est un peu comme les émissions radio où on a un titre d’émission de radio les tels jours à telle heure, ça donne un effet de rendez-vous pour votre audience. Donc, souvent en content marketing, on le répète, le rythme est un critère. Par exemple, le fait d’envoyer une newsletter tous les mois, promouvoir du contenu sur les réseaux sociaux, tout cela va rythmer votre communication avec votre audience. J’ai envie de vous dire vous avez intérêt à avoir un rythme constant, de manière mensuel en général. D’un point de vue purement SEO, ce que je vois chez ceux qui perform le mieux en contenu, ils vont se fixer un objectif de contenu mensuel.

Bien entendu, il n’y a pas que la quantité, il y a aussi la qualité. Il vaut mieux faire moins de contenu mais de très bonne qualité qui amène beaucoup de trafic SEO, que plein de contenus qui font 0 trafic SEO.” 

Conseillez-vous de supprimer un contenu obsolète et d’en publier un nouveau ou de mettre à jour le contenu originel ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Pour y répondre, je vais plutôt paraphraser des recommandations directement faites par Google. Je prends l’exemple de toutes ces pages qui vivent de requêtes saisonnières typiquement le Black Friday, qui est chaque année. Le sujet est “est-ce que chaque année je crée une nouvelle page ?”. La bonne pratique qui est recommandée par Google, c’est de garder la même URL, et mettre à jour le contenu pour qu’il soit chaque année, à jour, pour votre audience. Ne créez donc surtout pas une page Black Friday chaque année, sinon c’est la catastrophe, et si possible, évitons de changer l’URL. Si on est forcé de changer l’URL, on met une redirection 301. Pourquoi ? Parce que, ce qui justifie et qui est assez logique, c’est que quand vous allez créer une nouvelle URL, Google met plusieurs mois pour transférer toute l’autorité à cette nouvelle URL. L’inertie Google est longue. Le deuxième point c’est, si vous créez plusieurs pages, sur le même sujet, avec le contenu obsolète, vous diluez la puissance SEO vers pleins de contenus différents. Si le contenu est obsolète, essayons de le mettre à jour, et de garder la même URL. On peut par contre modifier l’angle pour que ce soit plus adapté.”

Vous parlez beaucoup d’Ahref, que pensez vous de SEMRush ? Sont-ils des outils complémentaires à Semji ?” 

Réponse de Nicolas Nguyen : “Quitte à choisir entre Ahref, SEMRush, Semji, forcément, je vous recommande de prendre Semji. Cependant, au delà de ça, Ahref et SEMRush sont des outils qui, pour moi, peuvent être complémentaires. C’est comme tout outil, chacun a des avantages et des inconvénients. Pour moi, Ahref a un avantage clé, c’est la qualité de la data, qui est, à mon sens, plus poussée que SEMRush. C’est aussi l’UX, la rapidité de navigation de l’outil, donc la productivité que je vais avoir avec l’outil. SEMRush va avoir d’autres avantages, mais parfois je trouverai la data un peu moins pertinente. Donc tout dépend de vos utilisations. Le choix du roi est d’avoir les trois.”

Comment met-on un lien vers un autre site, pour citer une source par exemple ? Est-ce qu’il faut mettre un lien en nofollow pour bien garder Google sur notre site ou faut-il le mettre en dofollow pour montrer qu’on a des sources qualifiées ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Le nofollow, à la base, pourquoi ça a été inventé ? Si je me souviens bien de mes cours d’histoire … Ça a été inventé à cause du spam linking. Notamment de l’époque où avec un bouton, on pouvait cliquer et publier 10 000 commentaires sur 10 000 WordPress pour avoir 10 000 liens. Là Google s’est dit “houlala”, ce n’est pas top pour les webmasters. Donc, l’attribut nofollow est un attribut pour permettre aux webmasters de dire que ce lien là, il ne transfère pas de jus. Donc quand vous allez citer une source dans votre contenu, vous n’avez pas besoin de vous embêter avec du nofollow, parce que vous n’aurez pas de lien spammé et puis une des bases de l’algorithme de Google, ça reste quand même les liens, donc autant citer les sources avec du dofollow, ne serait-ce que pour féliciter nos chères sources.”

Que pensez-vous de Yoast pour évaluer le contenu sur WordPress ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Excellente question. Il y a 3 ans, je vous aurais dit que ce n’est pas mal parce que c’est directement dans WordPress, maintenant je vous dirai que la plateforme Semji c’est 100 fois mieux. Pourquoi ? Parce que Yoast, même en premium, à moins que ça est changé depuis, n’analyse pas la SERP, n’analyse pas les concurrents, n’analyse pas les mots clés et les volumes de recherche, cela fait que vous n’avez pas les bonnes recommandations.” 

Quels outils permettent de savoir le volume d’un mot clé ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “Alors là j’avais listé plusieurs outils dans une des slides. Vous avez Semji, Ahref, SEMRUsh, pour les gros outils, on va dire. Vous avez aussi Ubersuggest, qui a une approche gratuite, et Keywords Everywhere.”

Je n’ai pas entendu parler de l’insertion des vidéos ou infographie au niveau du contenu, pensez-vous que ces médias peuvent aider à ranker nos contenus, notamment d’un point de vue BERT ?

Réponse de Nicolas Nguyen : “C’est une excellente question, à laquelle, en effet je n’ai pas répondu. Je suis complètement persuadé que d’insérer des images, des vidéos, des infographies vous aident à faire un contenu plus pertinent pour votre audience, et plus indirectement, vous aident à avoir plus de trafic SEO.  Je vous donne un exemple qui est très simple et qui est très concret: 

Aujourd’hui qui est-ce qui envoi des liens sur vos contenus ? Ce sont les influenceurs. Les influenceurs reprennent comme data, tout ce qui est étude, statistique et infographies. Donc si vous faites une étude statistique avec une infographie, vous avez tous les influenceurs qui vous reprennent et font des liens vers votre site web.  Rien que ça, favorise le SEO.  La vidéo a d’autres avantages pour votre audience; vous avez des personnes, selon leurs usages ou le contexte au moment où ils consomment le contenu, qui vont préférer lire le contenu tandis que d’autre vont préférer voir la vidéo, donc si on leur offre les deux, c’est tant mieux. L’avantage de la vidéo aussi, c’est que dès lors que vous l’optimisez d’un point de vue SEO,  elle peut elle-même envoyer du trafic sur les plateformes telles que Youtube, et donc augmenter votre notoriété. Tout ce qui est vidéos, infographies et cetera sont des formats qui sont importants. Ce sont des formats que j’allais dire d’avenir, mais qui sont déjà du présent. 

Ce webinar était plus sur la partie rédaction, mais dans vos contenus, ajoutez ces nouvelles formes de média.”

 

Lexique de fin

BERT (“Bidirectional Encoder Representations from Transformers”) est un nom de modèle de traitement automatique du langage développé par Google afin de mieux comprendre l’intention de recherche des internautes. 

TAL (Traitement Automatique du langage) ou NLP (Natural Language Processing) en anglais, représente “l’ensemble des techniques qui permettent à une interface machine d’analyser et traiter automatiquement les propos écrits et oraux d’un individu et d’exprimer les réponses nécessaires.” (Source)

SERP (Search Engine Result Page) désigne la page de résultats des moteurs de recherche.

RankBrain : est un algorithme de Google visant à mieux comprendre l’intention de recherche des internautes. 

PageRank : “Le moteur de recherche de Google a mis au point l’algorithme de PageRank (marque déposée) pour noter la popularité de chaque page Internet en fonction des liens qu’elle reçoit et de la popularité des sites qui pointent vers elle. Chaque page et chaque site Internet indexés par le moteur de recherche le sont entre autres critères, en fonction de leur score de PageRank. La popularité est même l’un des critères les plus importants dans le référencement naturel.” (Source)

User centric est un terme anglophone qui signifie placer l’utilisateur au centre  

Le CTR (click through rate) est le taux de clics. Il s’agit de la proportion d’internautes qui voient la publicité d’un annonceur et cliquent sur cette dernière. Le CTR est un indicateur de performance (KPI) très important pour les annonceurs à la recherche de performance. C’est particulièrement vrai en SEA, où les annonces les plus performantes en matière de clics sont privilégiées par les algorithmes de Google Adwords. (Source)

IA : Selon l’un de ses concepteurs, Marvin Lee Minsky, l’IA (Intelligence Artificielle) se définit comme étant “la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique” 

UX (User Experience), soit expérience utilisateur en français, désigne l’expérience vécue par l’internaute sur une interface web. 

YMYL (Your Money Your Life – Votre Argent Votre Vie) est un terme de Google pour caractériser les pages qui impactent directement la vie des internautes, telles que les pages santés ou encore banques.