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Les employés, acteurs de l’e-réputation de l’entreprise

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De plus en plus de collaborateurs d’entreprise, notamment à des fonctions commerciales et conseils, sont « googlisés » par de potentiels clients avant d’entrer dans une relation d’affaires. Un phénomène qui oblige non seulement l’entreprise mais également ses employés à agir sur leur e-réputation. D’où l’intérêt de mener ce travail collaboratif en 5 étapes sur l’e-réputation des employés de l’entreprise.

1 – Sensibiliser les employés

Avec la croissance d’Internet et des Réseaux Sociaux, l’image de l’entreprise et de l’employé sont de plus en plus liées.

D’une part, l’e-réputation représente aujourd’hui le risque n°1 pour toute entreprise qui se doit d’être vigilante sur l’influence des six acteurs qui impactent son e-réputation. En 2012, 84% des crises avaient des origines internes à l’entreprise. Sur 32 crises recensées, 47% provenaient du service communication, 18% du service marketing et 15% de employés ou ex-employés de l’entreprise » révèle Nicolas Vanderbiest(1) .

D’autre part, tout employé est susceptible d’être recherché sur Google pour en savoir plus sur lui, sur sa vie privée comme sur sa vie professionnelle, et notamment avant toute relation commerciale. En effet, 71% des Français sont adeptes du Googling qui consiste à lancer une recherche Google sur une de ses relations. Il va sans dire qu’une photo « négative » de l’employé sur Facebook, qu’une critique d’un employé sur son entreprise (15% des salariés bavardent sur leur entreprise dans les réseaux sociaux selon le sondage d’Hopscotch-Viavoice (2)) peuvent avoir des effets néfastes pour l’employé comme pour l’entreprise. Selon une étude de McAfee(3), 6% des personnes interrogées ont déjà été prises à partie par leur employeur ou futur employeur au sujet de contenus en ligne gênants, 8 % se sont déjà fait licencier à cause de la publication de messages ou de photos, et 6 % ont déjà assisté à un licenciement dans leur entreprise pour les mêmes raisons. Il est donc indispensable de lancer un diagnostic d’e-réputation sur l’ensemble de l’entreprise.

origine crise e-reputation

2 – Diagnostiquer l’e-réputation des employés

De plus en plus d’entreprises et d’organismes (Altran, Mairie de Paris…) lancent des opérations pour sensibiliser les Français et leurs employés aux enjeux de l’e-réputation.

3 – Améliorer l’e-réputation des employés

Pour améliorer son e-réputation, il suffit à l’employé de cliquer sur l’onglet «  Recommandations » à côté du tableau de bord e-réputation. Il sera alors invité à créer voire à améliorer ses différents profils sur les réseaux sociaux comme Linkedin, Viadeo, Google+ ou sur des plateformes de présentation corporate comme About.me. Plus il sera présent sur les réseaux sociaux et autres plateformes Web 2.0, plus son score d’e-réputation aura des chances de grandir.

Améliorer son e-réputation est également le devoir de l’entreprise. Une étude franco-finlandaise (4) démontre que les entreprises ont plus intérêt, pour améliorer leur e-réputation, à augmenter la transparence globale de leur information et les conditions de travail que de réglementer strictement (qui s’avère le plus souvent contre-productif) ce que les employés disent en ligne. D’où l’intérêt du travail collaboratif sur l’e-réputation !

4 – Impliquer les employés

L’e-réputation d’une entreprise dépend davantage de la façon dont elle gère ses employés que de l’existence d’une équipe dédiée aux réseaux sociaux. Chaque employé représente une formidable caisse de résonance de l’e-réputation de l’entreprise. Des employés satisfaits de leur entreprise, c’est l’assurance d’éliminer les risques d’e-réputation sur Internet et les Réseaux Sociaux. Des employés heureux dans leur travail, c’est l’assurance de bénéficier de leur implication et de leur soutien. Pour ce faire, de plus en plus d’entreprises mettent en place des formations sur Internet et les Réseaux Sociaux pour éduquer leurs salariés sur les bonnes pratiques de communication web 2.0. D’autres les impliquent et leur font jouer un rôle de plus en plus actif dans la consolidation de la réputation de l’entreprise et dans le process de création de sens pour l’entreprise.

5  – Transformer les employés en ambassadeurs de l’entreprise

L’étude franco-finlandaise (4) révèle également que « lorsque les entreprises font confiance à leurs employés, les traitent équitablement, respectent leurs droits, ces derniers sont davantage enclin à travailler pour le bien de l’entreprise, à partager leurs expériences et à soutenir l’entreprise sur les réseaux sociaux ». Les entreprises qui encouragent leurs employés à s’engager sur les médias sociaux tirent ainsi profits de conversations « authentiques et humanisées ». Cela suppose de mettre en place une politique de médias sociaux transparente enracinée dans l’ADN de l’entreprise. L’employé est ainsi incité à relayer les informations de l’entreprise sur ses propres réseaux sociaux pour booster la notoriété de son entreprise. Au final, en ayant des employés « ambassadeurs et  évangélistes » de la marque, l’entreprise se procure un avantage indéniable en cas de crise.

Sources :
1) Nicolas Vanderbiest “La gestion de crise et l’e-réputation des entreprises” (Université Libre de Bruxelles).
2) « Salariés et médias sociaux », sondage réalisé en ligne du 13 au 17 décembre 2010 auprès d’un échantillon de 1000 individus des secteurs public et privé.
3) Etude de l’éditeur de logiciels McAfee – MIS Research réalisée en janvier 2014 auprès de 502 français.
4) Etude Université Aalto (Finlande) et NEOMA Business School (France) auprès des cadres supérieurs et intermédiaires dans trois entreprises finlandaises – respectivement dans les secteurs de l’alimentation, de la banque et de conseil aux entreprises.