Comment réussir un cocon sémantique ?

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Le 19 Novembre 2019, Nicolas Nguyen, expert SEO et co-fondateur de Semji s’est joint à Stéphane Jambu, expert-consultant en E-commerce & fondateur d’Hi-commerce, afin d’animer un webinar sur le cocon sémantique : qu’est-ce qu’un cocon sémantique, comment les construire (méthodologie et techniques), comment mesurer ses effets et ses performances. Toujours d’actualité, plongez-vous avec ces deux experts SEO dans le tissage de VOTRE cocon grâce à la retranscription de ce webinar. On notera également que dans nos ressources, vous trouverez un livre blanc sur le cocon sémantique téléchargeable gratuitement. Pourquoi ce webinar SEO sur le cocon sémantique plus spécifiquement ? La réponse de Nicolas Nguyen est simple, c’est la performance des techniques SEO qui décide de nos sujets : “Nous avons décidé de faire un webinar sur le cocon sémantique, notamment en voyant certaines marques obtenir des croissances de trafic SEO plus que remarquables. Voici deux exemples concrets de réussites SEO, deux marques qui ont misé sur la technique du cocon sémantique : ManoMano et LegalStart.A gauche nous avons LegalStart qui est passée en 4 ans de 0 à 450 000 de trafic SEO mensuel. De l’autre côté, nous avons ManoMano, sur le même type de croissance avec des chiffres un peu plus gros, puisque en 2016 ManoMano faisait 0 de trafic et maintenant ils font 5 millions de trafic SEO mensuel.   Nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec leurs responsables SEO, et pour les deux, l’un des gros leviers de la croissance SEO est leurs stratégies de contenus ultra-poussées. D’un côté on a Legalstart qui en trois ans a créé 1 500 contenus, de l’autre côté on a ManoMano qui a réalisé 1 300 contenus experts Lorsque l’on zoom sur la stratégie de contenu, on va pouvoir constater que ManoMano est dans le top 3 Google, quand vous tapez le mot-clé “perceuse”. Le résultat qui ressort est une catégorie produit qui liste les perceuses. Quand on va analyser ce qui se trouve derrière, avec des outils comme Ahref, et SEMRush, on va voir cette catégorie de perceuse est poussée par du maillage interne depuis 40 pages conseils Par exemple : “Comment choisir sa perceuse ?”, “Comment choisir ses forêts ?” donc là on est sûr du guide d’achat, et on a aussi des tutoriels tels que :  “Comment poser une cheville dans du placo ?”, “Comment percer un mur ?”, etc.   On se retrouve alors avec ces 40 pages conseils autour d’une même thématique. En SEO, on appellera cela un Topic Cluster en anglais, et en français, on parlera beaucoup plus souvent de cocon sémantique.

Qu’est-ce qu’un cocon sémantique ?

Réponse de Stéphane Jambu : “Les cocons sémantiques, j’y ai été confronté en tant qu’e-commerçant, dès 2010, puisque je me suis lancé dans la vente des montres et des bijoux ethniques sur internet. Il existait alors un site qui prenait toutes les premières positions sur les bijoux ethniques. Très vite j’ai compris qu’ils avaient fait 300 à 400 pages de contenus. C’était Laurent Bourrelly, le “papa” du cocon sémantique qui était derrière cette stratégie SEO. Nous en étions déjà aux prémices du cocon sémantique pour Laurent Bourrelly. Cette technique de contenu SEO qui deviendra le cocon sémantique est fondée à l’origine sur les travaux d’un référenceur SEO américain, Bruce Clay. Pour compléter, les frères Peyronnet en France, on fait des études complémentaires sur le calcul du Pagerank, au sein de leur masterclass SEO que je ne peux que recommander.  A partir de là, il y a une communauté qui s’est créée avec n’ombre d’experts qui se sont agrégés autour, comme  comme par exemple Christian Méline, qui a fait des articles de blog particulièrement intéressants sur le sujet. Il y a déjà deux ou trois ans, il avait presque déjà annoncé l’arrivée de Google BERT.    Concrètement, sur le schéma ci-dessous, on peut comprendre comment s’organise un cocon sémantique. On peut voir en haut à droite un site mal organisé, c’est-à-dire un site classique avec les solutions CMS habituelles qu’on a sur WordPress, Magento … Il y a des liens dans tous les sens notamment à cause du mega menu, du footer et du maillage. On voit des choses ressortir en vert mais ce n’est pas très clair. A contrario, à droite, on a une structure de type “cocon sémantique” qui est très claire, et qui va permettre de faire dégager, toujours en vert autour du noyaux central, des sujets. Google va beaucoup mieux comprendre ces sujets. Pourquoi ? Parce que quand on voit le concept des silos, qui est représenté en dessous dans les bocaux : dans le bocal de gauche tout est mélangé (du vert, du jaune, du rouge), c’est compliqué de s’y retrouver. Si on sépare tout dans des bocaux monotypes (couleur rouge), c’est un peu dommage car cela signifie que c’est un site qui parle seulement d’un sujet. Du coup on va les mettre les uns à côtés des autres, bien rangés pour ainsi mieux s’y retrouver : c’est le concept du cocon.”

Comment mettre en  place un cocon sémantique  ? 

Un cocon est un groupe de pages de contenus qui parlent d’un sujet, et donc ces pages sont proches sémantiquement. On va faire un glissement sémantique qu’on va pouvoir calculer et on va faire des liens de page en page d’une manière systématisée. On va les déposer dans un espace dédié sur le site internet. Cela peut être dans l’espace CMS classique, un répertoire ou autre.  On a un schéma à droite de l’écran qui est classique et qu’on peut modifier. On voit tout en haut le site ou la place de marché qui bénéficie du cocon, et en bas le répertoire qui contient les pages du cocon. En haut à gauche il y a la page d’accueil qui fait un lien vers la page récapitulative qui va lister les pages du cocon.  La page cible, en orange, qui est en haut du cocon, va être poussée par toutes les pages en dessous : ce sont les pages mixtes et complémentaires. Elles-mêmes sont maillées les unes avec les autres. Tout cela remonte vers la page commerciale qui est en noire.”

Quelles sont les étapes clés pour réussir son cocon sémantique ?

Etape 1 : Préparer le projet.    

“Un cocon normalement se focalise sur un mot-clé. Cependant, il peut y avoir plusieurs sujets connexes, et un cocon peut éventuellement adresser plusieurs pages d’atterrissage mais cela est à voir au cas par cas. Pourquoi ? Parce qu’un site e-commerce, en général, veut pousser plusieurs offres, et c’est cela qu’on souhaite faire remonter dans les pages de recherches de Google face à la concurrence.   Lorsque l’on sait quelle thématique on veut aborder ou quel mot-clé principal on veut travailler en SEO, on va étudier la concurrence. On sait d’où on part suivant notre classement, on sait contre qui on va se battre, et où on veut aller : faire partie du top 3. Pour chaque site internet concurrent, on va faire un tableau relativement simple avec les KPI et les chiffres classiques qu’on trouve dans les outils tels que SEMRush ou SEObserver.    A partir de là, le but est d’établir un budget. On détermine alors un nombre de mots par page. On est censé aussi avoir une équipe 100% française et formée au cocon sémantique, pour assurer la qualité de la rédaction, que ce soit en interne ou en externe.  On va aussi essayer de viser une optimisation sémantique, c’est ce que va vous permettre de faire Semji     Nicolas Nguyen insiste : “ souvent sur un site web, vous avez plusieurs thématiques, vous allez devoir prioriser celle que vous allez attaquer et pousser avec un cocon sémantique. L’objectif est de se focaliser sur une thématique et d’éviter de saupoudrer ses efforts de contenus. Ce qui va nous intéresser, dans le calcul de priorisation des thématiques, c’est le trafic potentiel,  et donc combien de chiffre d’affaires potentiel cela peut générer. En face, je vais avoir les coûts de contenus. En prenant tout cela en compte, on va pouvoir prioriser ses efforts. Stéphane nous disait qu’il est important de définir le nombre de pages dans un cocon sémantique. C’est primordial ! Autre astuce pour définir ce nombre : Admettons que vous souhaitez faire un cocon sémantique sur la perceuse. ManoMano est dans le top 3. Grâce à l’outil “meilleures pages” de Ahrefs, il est possible d’identifier leurs pages conseils en filtrant avec “perceuse” / “percer”. On constate que ManoMano a fait 54 contenus qui ont un rapport avec les perceuses. Lors de la constitution du cocon sémantique, le but est alors de faire plus. Sur la même page, on pourra facilement voir la liste des mots-clés liés à chaque contenu, ce qui nous aidera pour l’étape d’après qui est de définir ces fameux mots-clés et les sujets.   Sur la page “liens internes” de Ahrefs, on peut mettre la landing page de la catégorie produit “perceuse” pour identifier le nombre de liens issus des pages conseils ManoMano. Leur landing page reçoit 41 liens entrants. Il faut donc faire en sorte d’avoir plus que ce nombre de liens entrants pour maximiser les chances de résultat.”

Etape 2 : Définir les sujets 

Stéphane Jambu développe cette partie : “Pour faire un cocon complet, le conseil est le suivant : il faut tourner autour du sujet. Par exemple, pour les spas, on commence avec les questions de bases : “Qu’est-ce que c’est qu’un spa ?”, “Qui a inventé le spa ?”, “Quand utiliser son spa ? A quelle période de l’année ?”, “Comment est-ce qu’on va le stocker l’hiver ?”, “Pourquoi utiliser son spa ? Quel en est l’intérêt ?”, “Quelles sont les meilleures marques de spas ?” …  L’objectif est informationnel. On fait un véritable effort éditorial. On rend service aux internautes dans un premier temps. De cette façon, ils vont intégrer la marques pour revenir acheter plus tard. Dans le cocon, on part du général pour aller au particulier. Il faut répondre aux questions des internautes puisque l’on apparaît dans Google. On essaye de travailler selon les intentions des internautes. Avec l’arrivée de BERT, Google se focalise davantage sur les intentions de recherches. Il va donc falloir se challenger pour pouvoir répondre à ces algorithmes.” Nicolas Nguyen : “Le conseil, c’est donc de faire une recherche de mots-clés. Ce sera la base de votre contenu. Vous pouvez utiliser des outils comme Ahrefs, SEMRush, Ubersuggest, …   Par exemple, si je veux faire un cocon autour de “voyage Thaïlande”, je vais avoir 1400 mots-clés à étudier. Parmi ces 1400 mots-clés, il y aura un certain nombre de thématique. Certaines seront plus transactionnelles, comme : “les hôtels Thaïlande”, “les circuits Thaïlande”. Il y aura certaines thématiques et certains mots-clés qui seront plus informationnels. C’est celles-là qui nous intéresseront pour faire le cocon sémantiques. Aux yeux de Google, on souhaite traiter de la thématique dans son ensemble, et donc avoir un maximum de pages et de contenus pour pouvoir répondre aux requêtes des internautes.  La deuxième astuce, puisque la première est longue et fastidieuse car on parle de plusieurs dizaines de milliers de mots-clés, c’est d’utiliser Semji : dans l’onglet optimisation, vous tapez “voyage Thaïlande” : vous obtenez des recommandations de sujets et de questions. L’avantage est que Semji regroupe cet ensemble de mots-clés en thématiques. Vous pourrez ainsi utiliser ces sujets et ces questions pour créer de nouveaux contenus. La dernière astuce est dédiée à l’e-commerce et notamment à la vente de matériel. Si je prends l’exemple “perceuse”, en focalisant cette thématique, je vais lister l’ensemble de mes sous-catégories. (Exemple : “Perceuse / Visseuse sans fil”). Je vais ensuite prioriser en amont des guides d’achat : “Comment choisir une perceuse ?”, “Comment choisir une perceuse visseuse ?” … C’est très simple, et en plus cela pésente un énorme gain pour vos visiteurs, puisque un guide d’achat est la dernière étape pour aider l’internaute avant d’acheter. C’est de l’aide à la décision. Grâce à ces contenus vous allez augmenter le nombre de transactions.”

 Etape 3 : Comment définir l’architecture d’un cocon sémantique

Stéphane Jambu : “Pour définir l’architecture, on peut utiliser des outils de mindmapping gratuits qui ont des options payantes. Par exemple, il existe XMind, que je vous recommande.”  Nicolas Nguyen : “ Ceux que je vous recommande également sont Coggle et Mindmeister qui possède une offre SaaS et la possibilité de collaborer. Sur la partie architecture, si on se concentre sur la partie e-commerce, voici un exemple d’architecture sur le “talkie walkie” : Je vais pouvoir créer des contenus de type : “Comment choisir un talkie walkie ?”, “Comment bien l’utiliser ?”, … Par la suite, je vais avoir deux autres familles de sous catégories. Je vais avoir la sous catégorie “talkie walkie longue portée”, par exemple, qui est recherchée 3000 fois par mois, ou encore la sous catégorie “talkie walkie oreillettes” qui est recherchée 2000 fois par mois. Il est intéressant d’analyser les volumes de recherches pour en identifier le potentiel. On va alors coupler les catégories et sous catégories de guides d’achat.   Puis il y a la troisième famille où on va être sur des sous catégories de type marques. Par exemple : “talkie walkie Motorola” qui est recherchée 16000 fois. Ce qui est intéressant, c’est que les internautes qui recherchent une marque sont dans un processus de décision d’achat bien plus avancé. Donc pour “talkie walkie Motorola”, on pourra faire un guide d’achat ou même un comparatif des talkie walkies Motorola. On montre alors à Google que notre site web traite du sujet en profondeur, ce qui va nous faire gagner en visibilité sur l’ensemble des sous thématique. Pour compléter, on peut même faire des cocons de 20 à 30 pages concentrés sur les marques. Le but n’est pas de donner son avis mais de dire ce que la marque propose, son historique, …”

 Etape 4 : Organiser la production d’un cocon sémantique

La base de l’organisation d’un cocon sémantique, c’est de partir du besoin du client  : on commence par un questionnaire. L’idée est de connaître le client : qu’elles sont ses cibles, quels sont ses produits et services, qu’est-ce qu’il vend, pourquoi ils sont avantageux, … Ce sont des choses qu’on pourra utiliser dans les textes par la suite. On peut aussi trouver d’autres informations utiles comme la ligne éditoriale, ses objectifs en tant que producteurs de contenus de cocons, …   Pour organiser la production, on peut faire une pré-construction des pages, c’est-à-dire déjà fournir à mes rédacteurs des pages qui ont toute la structure. Je vais alors leur donner le maillage, des rappels de bonnes pratiques, des images, des mots-clés à insérer, etc. Ensuite, on va affecter ces pages aux rédacteurs.” “Dès lors que vous êtes dans une production de contenus récurrente, afin de la fluidifier, il faut toujours définir qui fait quoi et quand.  Pensez à avoir un calendrier éditorial, un planning éditorial avec la liste des sujets, quelqu’un d’assigné et une date. Si jamais vous avez des retards de production, ce sera l’occasion d’en discuter pour identifier des points d’amélioration. Le fait de mettre des dates vous aidera à vous fixer des objectifs. Il va falloir se fixer un objectif de production de contenu, d’un point de vue quantitatif. Par exemple, chaque mois on va viser 50 contenus. Bien que ce soit un aspect quantitatif, produire un contenu de qualité est primordial.”

Etape 5 : Préparer les briefings SEO pour votre cocon sémantique

C’est une étape importante puisque on va partir du questionnaire d’origine fait auprès du client, qui va nous permettre de faire un brief général sur l’intégralité des contenus, où tout le contexte est expliqué. C’est très utile pour les rédacteurs. On a aussi préparé ce brief par page, qui lui aussi peut comporter des informations complémentaires. N’oubliez pas qu’il existe des sujets qui sont potentiellement sensibles. Vous pourrez alors donner des sources comme des interviews, des livres blancs, etc qui pourront aider vos rédacteurs à mieux connaître le sujet et savoir comment le traiter avec vos contenus à vous. Le cocon sémantique c’est la mise en œuvre de l’Inbound marketing donc votre expertise doit en ressortir.  C’est vraiment une étape clé, qui fera la différence. On le rappelle, mais 90 % des contenus sur le web ne font pas de trafic SEO (selon une étude Ahref).  L’idée dans cette étape de briefing c’est de se dire que sur un mot-clé donné, le but est d’identifier et analyser les concurrents, ainsi que la profondeur de contenu à atteindre. J’identifie également les thématiques intéressantes à aborder chez les concurrents ainsi que leurs forces d’un point de vue UX, si ils ont mis des images, des vidéos, et un sommaire. Mon objectif est de faire un contenu qui est meilleur que le top 3.  Bien entendu, cette étape de brief SEO peut vite être chronophage. Si vous utilisez Semji, l’analyse des concurrents est faite automatiquement, il vous suffira d’atteindre un score d’au moins 80 sur 100 pour chaque contenu que vous créez au sein du cocon sémantique. Un très bon cocon sémantique c’est lorsque vous avez 80% à 90% des pages qui font elles-mêmes du trafic SEO. Puisqu’elles font du trafic SEO, Google les considère comme importantes et donc elles vont pousser les pages stratégiques plus efficacement.

Etape 6 : Produire les contenus du cocon sémantique

Le brief SEO étant fait, ainsi que l’affectation des pages, on peut maintenant produire. Les rédacteurs ont tout ce qu’il faut pour rédiger le contenu en intégrant l’optimisation sémantique.  Le fond et la forme sont importants puisque l’on veut montrer à Google et aux internautes que notre contenu est de qualité. Il va falloir respecter les briefs dans l’intégralité et l’architecture des pages. Vous pouvez ajouter des images et des vidéos. Montrez que vous êtes expert et rajouter cela dans les pages de votre cocon. Cela va garder les internautes plus longtemps, donc vous obtiendrez une meilleure note SEO globale de ces pages. A ce sujet, on nous pose souvent la question à nous experts SEO : est-ce qu’il faut rédiger pour Google ou pour les internautes ? Google a beaucoup évolué sur la compréhension du langage écrit, notamment à travers toutes les mises-à-jour telles que “colibri” et puis Google BERT. Il faut savoir, qu’aujourd’hui, l’enjeu numéro 1 est de faire un contenu qualitatif avant tout pour l’internaute. En effet, Google prend de plus en plus en compte les signaux des utilisateurs. Vous vous devez donc de produire des contenus de qualité pour votre audience.

Etape 7 : Valider les contenus du cocon sémantique

Cette étape est un peu le miroir de la préparation des contenus. On fait une relecture professionnelle. Quand vous rédigez un cocon, les rédacteurs doivent se relire. Si vous avez plusieurs rédacteurs, il doit y avoir une homogénéité dans votre contenu. Au passage, on se doit de vérifier tous les éléments du brief pour pouvoir faire un retour aux rédacteurs.” 

Etape 8 : Publier le cocon sémantique

La publication du cocon peut se faire en trois étapes : 

  • Le premier est la vérification du HTML qui va être produit ou déposé directement sur le site cible. Attention, lorsque cela sort de votre rédaction, que le HTML soit le plus propre possible.
  • Le deuxième point concerne les systèmes d’export et d’import, qui peuvent être directement dans les CMS comme WordPress. Cela peut simplifier les choses mais le plus simple est de faire un copier/coller.  On prend le titre, la méta-description et le contenu, et on le colle dans le back office.
  • Si vous avez pour projet de déployer votre cocon en plusieurs fois, faites attention au maillage qui va devoir être repris. Si je produis 30 pages ce mois ci, et 30 le mois suivant, elles doivent être reliées entre elles. Le premier mois, certains liens vont donc manquer. On va devoir les remettre lors du rajout des trente pages manquantes. C’est un surcoût qui est important et qui est générateur d’erreurs. Il vaut mieux poster le cocon, même si il est de 150 pages, dans les 4 semaines après sa préparation. Cela fait une masse de contenu de qualité sur le site, et Google est content.”

Nicolas Nguyen précise ici “Si jamais vous publiez votre cocon en plusieurs fois, pensez à suivre la recommandation de maillage interne, si vous utilisez Semji. Cela permet de repérer directement les contenus qui parle de votre futur nouveau contenu. Le maillage interne se fait  au fil de l’eau, de manière très simples et automatiques. Cela permet d’éviter les oublies et gagner du temps. Si vous êtes en e-commerce, vous pouvez mettre en avant vos guides d’achat. Par exemple, dans la catégorie de produits “vélo d’appartement” de Decathlon : Decathlon met en avant le guide d’achat : “comment choisir un vélo d’appartement ?”  Pourquoi ? Parce que, quand vous allez dans une boutique, avant d’acheter vous demandez des conseils à un expert pour vous guider dans votre parcours d’achat. Sur votre site web, c’est exactement pareil. Vous avez investi en temps, en argent et en expertise pour produire un bon guide d’achat alors mettez le en avant directement dans le parcours utilisateur de vos prospects et de vos clients.  Un autre conseil, que je peux vous donner, est de mettre en avant, directement dans le guide d’achat, lister vos produits en rapport avec le guide. Cela va booster les transactions et donc le chiffre d’affaires initié par ce guide. En effet, rien que le guide en lui même va capter du trafic SEO.”

Etape 9 : Mesurer les résultats de votre cocon sémantique

Dans cette étape de mesure des performances, on peut reprendre des outils pour calculer le Pagerank, qui est diffusé du cocon vers les pages d’atterrissage. Vous pouvez pour cela utiliser des outils comme : Visiblis, Screamingfrog ou encore Gephi. Faire ceci permet de vérifier que le travail ainsi que le maillage ont été correctement effectués. Après on a la possibilité d’ajouter des pages au cocon sémantique, d’enrichir les pages existantes et puis d’optimiser le contenu. Le conseil qu’on peut donner ici pour suivre et mesurer les performances du cocon sémantique c’est de suivre la position sur vos mots clés stratégiques. D’où l’importance ici comme Stéphane Jambu le conseillait au début du webinar de choisir UN mot-clé pour UN cocon. Le suivi du mot-clé principale lié au cocon permet de voir la performance du groupe, puis également de transmettre à la direction les résultats.  L’autre conseil va être de mesurer l’ensemble des performances du cocon sémantique. Il est important lors de la création de ce dernier, que vous ayez un maximum de pages qui font du trafic SEO pour que le cocon fonctionne.  NB:  une fois que le cocon est publié, le travail n’est pas fini puisque on va devoir revenir plusieurs mois après pour le mettre à jour. Beaucoup de choses auront changé : il y aura peut-être des nouveaux contenus sur la SERP, des nouveaux mots clés tapés par l’audience, ainsi que des nouvelles questions, …  Il sera très intéressant d’optimiser à nouveau vos contenus pour aller chercher beaucoup plus de gain de trafic, grâce à un effort moindre. Les contenus, il faut les entretenir et les mettre à jour régulièrement, par exemple une fois par an, pour maintenir leurs gains de trafic SEO aux yeux de Google. La fraîcheur du contenu est un élément clé.

Les conseils de Stéphane Jambu pour votre cocon sémantique :

“J’ai tendance à penser que le cocon doit être partie intégrante d’une stratégie SEO. J’avais pour habitude de faire seulement des cocons, mais maintenant, je fais des stratégies intégrales SEO. Je me suis alors entouré d’experts, notamment de Semji. Ce n’est pas seulement le cocon qui va produire des résultats, c’est aussi l’analytics, la conversion, la popularité du contenu, les techniques, …  Ensuite, on va essayer de faire simple et efficace. Ce n’est jamais que de la production de contenus utiles. On fournit du contenu en tant que réponse à un moteur de recherche, qui est Google. On ne va pas non plus en faire une ingénierie incroyable.  On a aussi la capacité de tester. Il n’existe pas une méthode unique pour faire des cocons. Il y en a plein. On peut faire varier les maillages, le nombre de pages, le volume de mots par page, … Il faut faire au cas par cas et les sites vont répondre différemment en fonction de leurs contextes. C’est à vous de tester et d’avancer.”

Les conseils de Nicolas Nguyen pour réussir un cocon sémantique :

“Pour ma part, je vous conseille de focaliser vos efforts. Vous choisissez une thématique et vous déployez un cocon de la bonne taille. L’idée est d’éviter de saupoudrer les efforts et d’orienter la puissance sémantique sur une thématique. Le deuxième conseil est de créer des contenus meilleurs que les concurrents. Le but est d’avoir une approche Content Marketing et produire des contenus de qualité. Le troisième et dernier point est de démontrer les gains, notamment à votre direction, pour augmenter les investissements. En discutant avec les responsables SEO de ManoMano et de Legalstart, j’ai remarqué que, vu qu’ils sont sur des stratégies de contenus, la direction est convaincue du ROI. C’est pour cela que les responsables ont réussi à les mettre en place. 

Les questions posées lors de ce webinar sur la cocon sémantique et les réponses de nos experts SEO :  

  • Question : “Mise à part l’étude de la concurrence pour savoir combien ils ont fait de contenus sur une thématique donnée, utilisez-vous d’autres arguments pour décider du volume d’un cocon ?”

Nicolas Nguyen : “Si le budget ne peut pas suivre, il faut pouvoir proposer un entre deux. Quels sont les conseils que tu proposes Stéphane ?” Stéphane Jambu : “J’aurai tendance à dire que plus on en met, plus on est certain de réussir. Il ne faut pas en mettre trop, sinon on dépense pour rien. Evidemment, si on met un très gros cocon, il va réussir vite, bien et longtemps. Vous ne serez pas délogé pendant un moment, il n’y aura donc plus d’effort à faire.  D’un autre côté, vous pouvez tenter des cocons plus petit et regarder les résultats. Cela prend plus de temps. Cependant, si cela fonctionne, vous aurez fait de grosses économies. Tout est une question de temps.” Nicolas Nguyen : “Mon conseil est qu’il faut se donner les moyens d’aller chercher des gros gains, cela se passe dans le top 3 de Google.Si vous n’êtes pas dans le top 3, il se pourrait que votre thématique soit trop concurrentielle, donc dans ce cas là le cocon est un coût important. On peut investir. Si on ne le fait pas, on choisit une autre thématique moins concurrentielle, où il est plus facile d’atteindre le haut de la SERP.”

  • Question : “Pour consulter vos cocons, est-ce que vous utilisez la proximité entre les mots-clés pour les construire ?” 

Stéphane Jambu : “En ce qui concerne la proximité, les outils nous aident là-dessus, comme Semji par exemple. On commence par le thème principal et petit à petit on déroule. On part des questions de base et on regarde les affinités. Le client nous dit si c’est bon pour lui. Les rédacteurs vont nous dire ce qu’ils pensent, s’ils vont pouvoir trouver de la matière. Tout cela, combiné avec les outils, est un subtil mélange de technique et d’humain. Donc oui il faut le faire.”

  • Question : “Au niveau du maillage d’un cocon sémantique, j’ai tendance à ne pas lier la page mère depuis les pages filles, dans le cas où l’objectif est de référencer les pages filles et non la page mère. Qu’en pensez-vous ?” 

Stéphane Jambu : “Si la page mère ne reçoit pas des liens des pages filles, alors elle est orpheline.  Auquel cas, quelle est son utilité ? Ce sont les pages du haut qui vont donner du jus vers le bas, donc pour moi c’est nécessaire.”  Nicolas Nguyen : “Par rapport au maillage interne, il y a plusieurs écoles. Mon conseil est de mettre en place des liens, dès lors qu’ils sont utiles pour l’internaute. Un moment donné, vous parlez d’un sujet, si vous avez une page qui traite du sujet en particulier, vous pouvez faire un lien. Cela va aider votre lecteur.”   

  • Question : “Pour le e-commerce, comment gérer les pages qui génèrent beaucoup de trafic, comme un blog, mais pas de conversion ? Est-ce qu’il faut encore les inclure dans les cocons, même si elles ne convertissent pas ?”

Stéphane Jambu : “Oui ! Pour moi, c’est un signal positif. L’objectif d’un cocon n’est pas de convertir. On ne peut pas tirer de conclusion directement de pages en tant que telles. Il faut tirer parti des pages qui font du trafic. On fait des liens vers les pages d’atterrissage pour les booster avec le PageRank que cette page vous ramène. On peut aussi mettre en place des “Call to action” en soft conversion.”

  • Question : “Vous dites de rédiger pour les internautes en priorité et non pas pour Google, mais quand on voit que certaines marques font du cloaking à grande échelle en affichant une page aux internautes différente de celle pour Google, c’est tout l’inverse. Qu’en pensez-vous ?

Stéphane Jambu : “On voit bien que la Fnac, CDiscount font du cloaking et donc suppriment les éléments de menu quand on est sur une catégorie. Il faut quand même penser qu’ils sont dans l’optimisation extrême d’une part. D’un autre côté, ils peuvent tout se permettre. Ce sont des marques énormes. Leurs techniques ne peuvent pas s’appliquer aux marques plus petites. Il faut être raisonnables, et allouer un budget là où il a besoin d’être alloué : sur la qualité et la quantité du contenu.”

  • Question : “Comment créer des cocons sémantiques quand la thématique est unique, comme pour “auto-entrepreneur” ?”

Stéphane Jambu : “Justement, un cocon est fait pour cela. On est censé développer le sujet le plus profondément possible, donc cela ne pose aucun problème en tant que tel.”

  • Question : “Comment mesurez-vous le ROI du cocon sémantique ?”

Stéphane Jambu : “ Comme tout ROI, il y a un coût de production puis un gain à la fin. Je vous invite à aller voir mon article sur le Journal du net.” Pour aller plus loin, notre livre blanc sur le cocon sémantique est à votre disposition en téléchargement